Lavelanet-de-Comminges

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Historique

La première implantation humaine dans la commune de Lavelanet est le site gallo-romain de Serres. Au début du XII e siècle, les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem y fondent une sauveté. Un autre site, celui de Larrouzet, se trouve sur la route allant de Lavelanet à Gensac, où un bac permet de traverser la Garonne. Une chapelle castrale, qui devient une annexe de l’église paroissiale de Lavelanet, dessert les hameaux autour du château. Ce dernier appartient vraisemblablement aux seigneurs de Tersac, puis au XVI e siècle à la famille Bazon et aux Hunaud. La bastide de Lavelanet est fondée entre 1260 et 1270 par Alphonse, compte de Toulouse et de Poitiers, en paréage avec les seigneurs de Tersac. Il existait déjà une population regroupée autour de l’église, et il s’agit d’une planification et une extension du village. L’implantation du village semble avoir été déterminée par la proximité de la voie antique, route de la Vallée de la Garonne qui au Moyen Age est une des variantes de Saint-Jacques-de-Compostelle. La proximité de cette voie de communication entraîne également des destructions et des pillages pendant les Guerres de 100 ans et pendant les guerres de Religion. La fondation ne rencontre pas le succès espéré, et à la fin de la guerre de 100 ans la bastide est dépeuplée.

UNE OCCUPATION ANCIENNE Lavelanet-de-Comminges est l’un des plus anciens villages du canton de Cazères. Son nom viendrait de L’Aveylas ou L’Aveynas : le lieu planté de noisetiers. L’origine de la commune remonte à l’époque romaine : la voie romaine de Dax à Toulouse traversant le territoire. Les premières implantations se seraient plutôt opérées au niveau du hameau de Saint-Cizy (commune indépendante puis rattachée à Cazères en 1842) avec la présence d’un gîte d’étape, d’un temple antique et d’une nécropole, attestant de l’animation du village d’Aquae Siccae à l’époque pré chrétienne. Suite à la destruction du vicus gallo-romain de Saint-Cizy, dévasté par l’invasion de 407, le village se serait déplacé sur le territoire de Serres-Peyrade et de là remonterait l’origine de la Salvetat de Serres. La Salvetat de Serres était une sauveté et un hôpital avec l’agencement administratif d’une commanderie dépendant des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. L’archive la plus ancienne la concernant est un acte mentionnant la cession, vers 1250, de la Salvetat de Serres et de ses dépendances au frère Pierre du Port, commandeur de l’hôpital de Serres et de l’ordre de Saint Jean, par les consuls de Lavelanet. Ainsi, la Salvetat fait partie de ces premières organisations territoriales qui regroupaient, dans le contexte d’un ensemble foncier, un établissement religieux à caractère charitable avec son exploitation agricole dont la collectivité y jouissait de la protection de l’Eglise. Située au bord des routes normales que suivaient voyageurs et pèlerins, la fonction charitable des Hospitaliers y trouvait son expression fondamentale. Au XIIIème siècle, après la suppression des templiers, le membre de Saint-Cyrac fut réuni à la commanderie de Serres. A la fin du XVème siècle, la commanderie de Serres fut réunie à celle de Salles et passa avec elle, vers le milieu du XVIème siècle dans celle de Montsaunès. Une chapelle consacrée à Saint Jean Baptise et son cimetière subsistèrent jusqu’en 1795 : confisquée à l’ordre de Malte puis vendue comme bien national, les acquéreurs labourèrent le sol de la chapelle et du cimetière. Les châtelains de Lavelanet, également seigneurs de Saint-Cizy, appartenaient à la famille des Tersac (XVème siècle) puis des d’Anceau jusqu’à la révolution. Par le jeu d’alliances, le château passa aux mains des Cafarelli puis des Gleizes, très investis dans la vie de la commune et qui contribuèrent à l’aménagement du réseau d’irrigation et à la construction de l’école. Un autre château, dont les vestiges ont été détruits en 1989, se situait au lieu-dit Larrouzet. Il s’agissait de la propriété et demeure de familles nobles dont les origines remontent au moins au XVIème siècle avec les familles des de Bazon et des de Hunaud.

LES SITES DE NOTRE VILLAGE ET LES PERSONNAGES CELEBRES

EGLISE SAINT BARTHELEMY : L’église paroissiale est agrandie dans la seconde moitié du XIII e siècle, au moment de la fondation de la bastide. A partir de 1317, la paroisse dépend du nouvel évêché de Rieux. Saint Cizy est le patron de l’église de Lavelanet, Saint Barthélemy étant patron de la paroisse. Détruit par un incendie vers 1419, l’église est reconstruite. Elle est à nouveau pilée à plusieurs reprises, au cours de la guerre de 100 Ans et des guerres de religion. En 1891, un rapport alarmant du curé signale que l’église, trop petite, est en très mauvaise état et n’offre plus aucune sécurité aux fidèles. Elle est donc démolie et remplacée par cet édifice néo-gothique situé vingt mètres plus loin.
- chapiteaux : Le portail est un exemple très élaboré des constructions néo-médiévales de la fin du XIX e siècle. Il possède des éléments romans, un chapiteau à godrons et des chapiteaux gothiques avec un personnage sculpté dans le style du XIII e siècle. A gauche du portail se trouve les armes papales de Léon XIII, et à droite les armes du cardinal Desprez, archevêque de Toulouse. Au-dessus du tympan, les armes de la commune rappellent que toute la population participe à la construction de la nouvelle église au moyen d’une souscription et de dons. L’architecte joue sur la polychromie des matériaux : colonne en brique, traces de crépi rose clair, pierre grise et tympan de ciment peint en jaune.
- cloche : Cette cloche porte l’inscription « Au aria, gratia plena », « Ave Maria pleine de grâce, suivi d’un petit cartouche rond avec la vierge. Sous le cartouche est gravé le nom du donateur, Jacques Bason, qui est peut être seigneur du château de Larrouzet. Pendant la révolution, seule cette cloche n’est pas renvoyée à Toulouse et fondue pour fabriquer des armes. Quatre autres cloches sont installées au XIX e siècle, l’une date de 1737 et les autres de 1879.
- appui de communion : Provenant de l’ancienne église, cet appui de communication est composé de panneaux ornés de feuilles de fer découpé. Sur la partie centrale se trouvait autrefois un cartouche ovale orné d’un calice et d’un ostensoir.
- chaire : Cette chair néo-gothique est ornée du Christ au centre, et de part et d’autre des quatre évangélistes avec leurs attributs. La chaire est surmontée d’un dais sculpté reprenant des éléments gothiques du XIII e siècle. Sur la balustrade, les balustres sont décorés de trilobes.
Placée sous l’invocation de Saint Barthélemy l’église actuelle est la troisième bâtisse depuis la fondation du village. L’édifice primitif date du XVième siècle. L’appui de communion en fer forgé de style Louis XV et une cloche portant la date de 1601 sont classés à titre d’objets d’art mobilier. Comme d’autres objets anciens, l’église possède également une vierge portant l’Enfant Jésus en bois doré et peint du XVIIIième siècle, ainsi qu’un buste reliquaire de Saint Barthélémy de même facture datant du XVIième siècle.

FERME LES NAUZES : Créée par arrêté ministériel le 27 juillet 1881, cette ferme école ouvre ses portes en 1884. En raison de son succès 51 apprentis dès 1886. Le directeur, Louis Tachoires, impose une discipline très sévère qui entraîne parfois des frictions entre les étudiants et l’administration. A sa mort en 1900, la propriété est partagée entre ses deux enfants. L’école, reprise par son fils Jean, fonctionne jusqu’en 1904. Produisant actuellement des pommes, la ferme est dotée d’une installation de triage et d’emballage. A la fin du XX e siècle, la ferme conserve sa vocation pédagogique en recevant les enfants des écoles primaires qui viennent visiter l’exploitation, dans le cadre de séjours découverte.

COLONEL GLEIZES : Originaire de Lavelanet-de-Comminges, le colonel Gleizes est le conseil général de la Haute-Garonne, et maire du village de 1848 à 1869. Il s’intéresse à l’histoire régionale, et notamment à l’histoire de son village natal.

Jusqu’au milieu du XX siècle l’’activité économique de la commune est essentiellement agricole : pâturages, céréales, fourrages, vigne, arbres fruitiers, culture de haricots et élevage de bovins, d’ovins et de porcins.

Nous comptons enrichir prochainement cette rubrique avec la synthèse des notes d’histoire religieuse sur Lavelanet, écrites par Gabriel MANIERE.



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